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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 20:40
Voici un article fort intéressant, du Président tchèque, Vaklav, Klaus, trouvé sur le blog d'Alain Genestine. Il vient illustrer ce que vous pouviez lire dans un de mes derniers articles. Le contraste est saisissant avec la position du Président français, Nicolas Sarkozy, dont l'une des premières annonces, si ce n'est LA première, après son élection, portait sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Il m'apparaît clairement que le battage médiatico-politique fait au sujet du soi-disant "réchauffement climatique provoqué par l'activité humaine" n'est qu'une nouvelle manoeuvre, après celle du développement durable, pour combattre le capitalisme. Celui-ci (défini par le Petit Larousse comme "Système économique et social fondé sur la propriété des moyens de production et d'échange") ne pouvant plus être sérieusement attaqué par ses adversaires, les socialistes (le socialisme est, d'après le Petit Larousse, la "dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant toutes la propriété privée des moyens de production et d'échange") pour son manque d'efficacité, l'est maintenant au motif fallacieux qu'il a des effets pervers.

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 06:57
Voici un article trouvé sur le site "Le salon beige". Il va dans le même sens qu'un article récent publié par la Fondation de Service Politique

Le président tchèque Vaclav Klaus condamne les "environnementalistes", qui alimentent selon lui "l'hystérie" du réchauffement climatique avec une idéologie aussi dangereuse pour la liberté que celle des communistes. Economiste de formation, il vient de publier un ouvrage "Une planète bleue, pas verte" et sillonne le pays pour des séances de dédicaces, multiplie les conférences de presse, intervient à la télévision et publie régulièrement des tribunes dans la presse locale ou étrangère.

Au printemps, il a présenté son opinion devant le Congrès américain, en contrepoint de l'ancien vice-président Al Gore. La semaine dernière, il a présenté un documentaire intitulé "la Grande Escroquerie du Réchauffement Climatique" (The Great Global Warming Swindle) de Martin Durkin.

Il estime que les changements climatiques ont toujours existé et continueront à exister, indépendamment de l'homme. Et l'action des "environnementalistes" qui aspirent à modifier le conditionnement social de l'homme représente une "grave atteinte à la liberté".

Michel Janva

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 22:50
Voici unarticle fort intéressanttrouvé sur lesite de la Fondation de Service Politique. Comme les libéraux, le Vatican n'est pas convaincu par le catastrophisme climatique

   
Le catastrophisme climatique ne convainc pas le Vatican Le catastrophisme climatique ne convainc pas le Vatican
Antonio Gaspari*

Le 27 avril dernier, s’est tenu au Vatican un séminaire à huis-clos du Conseil pontifical Justice et Paix intitulé "Changements climatiques et développement". Le cardinal Renato Raffaele Martino a repoussé les thèses catastrophistes et réaffirmé que le Saint-Siège n'acceptera aucune politique limitant le développement des pays pauvres. Considérant les problématiques relatives aux changements climatiques, le président du dicastère romain a fait remarquer que "la doctrine sociale de l'Église doit prendre en compte
aujourd’hui les multiples formes d'idôlatrie de la nature qui perdent le sens de l'homme".

"De telles idéologies écologistes — a précisé le prélat — émergent souvent dans le débat sur les problèmes démographiques et sur les relations entre population, environnement et développement." Le cardinal Martino a rappelé qu'à l’occasion de la Conférence internationale du Caire “Population et Développement” en 1994, à laquelle il a pris part en qualité de chef de délégation, "le Saint-Siège a dû s’opposer avec de nombreux pays du tiers-monde, à l'idée selon laquelle l'augmentation de la population dans les décennies à venir aurait été telle qu’elle aurait entraîné l'effondrement des équilibres naturels de la planète et empêché le développement".

"Ces thèses ont été maintenant réfutées et, heureusement, elles sont en régression", a affirmé le président du Conseil pontifical Justice et Paix. "Cependant – a-t-il ajouté — les mêmes qui soutenaient cette vision des choses, voulaient empêcher ce supposé désastre sur l’environnement avec des moyens pas du tout naturels, comme le recours à l'avortement et la stérilisation de masse dans les pays pauvres à haute natalité".

"L'Église, elle, propose une vision réaliste des choses", a soutenu le cardinal. "Elle a confiance dans l'homme et dans sa capacité toujours nouvelle à chercher des solutions aux problèmes que l'histoire lui pose. Capacité qui lui permet de réfuter le plus souvent les improbables et récurrentes prévisions catastrophiques."

Le séminaire auquel ont participé quatre-vingt ministres, scientifiques, universitaires, experts, chercheurs, économistes et théologiens provenant de vingt pays des cinq continents, a été l’objet d'un débat vif et intense. Le 26 avril, les interventions inaugurales de l'ambassadeur français délégué à l'environnement, Laurent Stefanini, du ministre britannique pour l'Environnement, l'Alimentation et les Affaires rurales, David Miliband, et du professeur Stefan Rahmstrorf de l’Institute for Climate Impact Research de Postdam, se sont distinguées par leur soutien aux scénarios catastrophes, justifiés (selon eux) par la production d'anhydride carbonique d'origine anthropique.

Les trois orateurs ont indiqué voir dans l'application du protocole de Kyoto, les taxes écologiques et l’augmentation des dépenses dans les politiques de lutte contre les émissions de gaz carbonique par les énergies combustibles, l'unique moyen d’éviter l'apocalypse.

Mais les scientifiques et universitaires présents au séminaire se sont opposés à cette approche catastrophique. Le professeur Antonino Zichichi, président du World Federation of Scientists, en particulier, a soulevé les doutes considérables que la communauté scientifique internationale nourrit à propos de la théorie du réchauffement global, et il a sévèrement contesté les modèles mathématiques utilisés parce qu'incohérents et incapables de reproduire les phénomènes redoutés. La critique des scientifiques ne porte pas sur le constat ou non de l’élévation des températures, mais met en doute le postulat selon lequel un eventuel réchauffement de la planète engendrerait automatiquement un désastre, que la cause de ce réchauffement est due à l'augmentation de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère, et que celle-ci est produite par les activités humaines issue de la combustion des hydrocarbures.

L'histoire de la planète et de l'humanité en effet a vu s'alterner des périodes plus froides et des périodes plus chaudes que celle d’aujourd’hui, indépendamment de la plus ou moins grande concentration de gaz carbonique, et indépendamment de la densité démographique et du développement de l’industrie agricole. Bien plus convaincantes sont les études qui démontrent que les variations climatiques sont liées plus directement aux phénomènes naturels déterminés par les activités du soleil, qui tiennent compte des activités volcaniques et de la complexité de la vie à l'intérieur de la croûte terrestre et qui tâchent de comprendre le fonctionnement des nuages et les océans. Les doutes soulevés par le professeur Zichichi ont été partagés par la majorité des professeurs présents au séminaire.

Ne pas oublier le developpement des pays pauvres

L'autre question qui a provoqué une discussion de fond portait sur le développement des pays pauvres. Une partie de l’assistance a soutenu l'idée que c’est seulement grâce au protocole de Kyoto et à la réduction des émissions qu’il sera possible de réduire les dommages provoqués par les changements climatiques. À ce sujet, Mme Keniota Sharon Looremeta, de l'association Practical Action, a accusé les pays industrialisés d’être responsables de la sécheresse dans certaines régions du Kenya, et défendu que le protocole de Kyoto pourra résoudre ces problèmes. L'autre partie de l’assistance, économistes et acteurs du développement auprès des pays pauvres, ont invité à orienter une partie des fonds qui sont prévus pour appliquer le protocole de Kyoto à la résolution des effets de la sécheresse et du sous-développement. Le Dr E. Calvin Presley, du Cornwall Alliance for the Stewardship of Creation, a expliqué en termes très précis comment l'augmentation des coûts de l'énergie et des carburants qu’entraînera l'application du protocole de Kyoto, nuira au développement des pays les plus pauvres, et la hausse de la mortalité dans les zones les plus sous-développées.

En conclusion, le cardinal Renato Raffaele Martino a exprimé sa satisfaction pour le débat vif et intense qui s'est déroulé durant le séminaire, mais a critiqué certaines "formes d'idolâtrie de la nature qui perdent de vue l’homme". "La nature est pour l'homme et l'homme est pour Dieu", a souligné le président du Conseil pontifical. "Aussi dans la considération des problématiques relatives aux changements climatiques ¬— a expliqué le prélat — nous devons mettre à profit la doctrine sociale de l'Église" pour "ne pas dégrader la nature ni en l’absolutisant, ni en la réduisant à un pur instrument".

Selon le cardinal Martino, "la nature n'est pas un absolu, mais une richesse confiée dans les mains responsables et prudentes de l'homme" ; cela signifie aussi que "l'homme a une indiscutable supériorité sur la création et, en vertu de sa nature de personne dotée d'une âme spirituelle, ne peut pas être équiparé aux autres êtres vivants, ni considéré seulement comme un élément perturbateur de l'équilibre écologique naturel". Dans ce contexte, "l'homme n'a pas un droit absolu sur la nature, mais un mandat de conservation et de développement dans la logique de la destination universelle des biens de la Terre qui est l’un des principes fondamentaux de la doctrine sociale de l'Église, principe qui se décline surtout avec l'option préférentielle pour les pauvres et le développement des pays pauvres".


* Antonio Gaspari, Svipop (Milan), traduction française Décryptage.

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 08:08

Voici une bonne nouvelle pour les amoureux de la liberté : la création d'un Institut Libre de Formation des Maîtres. Voici l'article tel que je l'ai trouvé sur le site de la Fondation de Service Politique. La mauvaise nouvelle reste la différence de traitement entre les écoles publiques, les écoles privées sous contrat (moins de financement public) et les écoles privées hors contrat (aucun financement public). En attendant que l'Etat se désengage complètement du financement et de la gestion de l'enseignement, comme le souhaitent les libéraux, la mise en oeuvre du chèque scolaire pourrait rétablir une égalité de traitement.

22 juin Initiative
Au service des écoles indépendantes, un Institut libre de formation des maîtres (ILFM) Au service des écoles indépendantes, un Institut libre de formation des maîtres (ILFM)
Décryptage

La Fondation pour l’école
[1] ouvre en septembre prochain une école de formation des étudiants se destinant à l’enseignement dans les écoles maternelles et primaires entièrement libres : l’institut libre de formation des maîtres (ILFM).

Établissement privé d’enseignement supérieur libre, l’ILFM se donne pour but de former les maîtres des écoles maternelles et primaires, et prioritairement ceux des écoles indépendantes.

L’ILFM propose une formation donnant toute sa place à la transmission des connaissances et reposant sur des pédagogies éprouvées, sans chercher à préparer ses élèves au DPPE (diplôme professionnel de professeur des écoles) que les élèves peuvent passer par ailleurs s’ils le souhaitent. Il forme les professeurs à apprendre à leurs élèves à lire-écrire-compter, en suivant une progression rigoureuse dans l’apprentissage des connaissances et des compétences.

L’ILFM propose d’une part une formation initiale et d’autre part des sessions de formation continue.

La formation initiale est une formation en alternance sur deux ans. Lors de la deuxième année, l’élève est rémunéré par l’école ou la structure éducative qui l’emploie, tout en continuant à bénéficier de week-ends de formation ainsi que du suivi d’un tuteur. La formation initiale n’est ouverte qu’aux élèves-instituteurs ayant réussi l’examen d’entrée. Elle débouche sur un diplôme privé : le diplôme de maître d’école (DME).

La formation continue est ouverte à tous. Des stages courts peuvent être organisés sur demande. Des certificats de formation sont délivrés pour chaque module suivi dans son intégralité (ex : certificat de formation à l’enseignement en maternelle ; certificat de formation en histoire...).

La qualité des écoles dépend de l’excellence des maîtres

Ce projet d’école des maîtres est né de la conviction que la qualité d’une école dépend avant tout de l’excellence de son corps professoral. Ce dernier doit donc posséder :<
  • une solide instruction, et donc une parfaite maîtrise du contenu de l’ensemble des matières à enseigner ;
  • une conscience claire des finalités de l’éducation ;
  • un savoir-faire acquis au contact prolongé de maîtres expérimentés, loin des modes pédagogiques ;
  • une aptitude à coopérer, en vue du bien de l’enfant, avec l’ensemble des personnes concernées (les parents, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants, le directeur et les autres professeurs).
Or les centres de formation existants, s’ils permettent d’accéder aux réseaux d’écoles publiques ou privées sous contrat, n’assurent que très approximativement cette quadruple préparation. D’où ce projet d’école des maîtres.

L’ILFM cherche à délivrer une formation fondamentale et pratique donnant aux instituteurs le sens de leur mission, la maîtrise du programme à enseigner ainsi que l’art de le transmettre. Il n’entend pas former à des pédagogies spécifiques (Montessori, Freinet, etc.) mais plutôt se situer en amont, et délivrer une formation qui promeut un enseignement explicite, structuré, progressif, soucieux d’éveiller l’intelligence et la personnalité des élèves.

Un recrutement sur examen

Les candidats doivent réussir un examen d’entrée. Les épreuves ont pour fonction de vérifier le niveau en connaissances fondamentales ainsi que la motivation des candidats.

L’examen (écrit + oral) aura lieu cette année le 2 juillet 2007. À titre exceptionnel, en cette année d’ouverture de l’ILFM, il sera également possible de passer l’examen d’entrée en septembre.




Pour en savoir plus, inscriptions et renseignements :





[1] L’obtention du statut de « fondation » étant en cours, l’ILFM est porté à l’heure actuelle par l’association de préfiguration de la Fondation pour l’école, association loi 1901 (cf. JO du 4/11/2006).

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 10:53
Voici un article fort intéressant trouvé sur le site de la Fondation de Service Politique.

■ Les chiffres de l’avortement évoluent différemment en Europe. Ils augmentent en France. L’aveu — capital — de Simone Veil.
Alors qu’ils sont en hausse en Angleterre, les chiffres de l’avortement reculent en Allemagne pour la seconde année consécutive. Selon le ministère de la Santé allemand, ils auraient baissé de 4,4 % en un an. Les experts avancent comme explication une meilleure information sur les moyens de contraception. Selon le gynécologue bavarois Peter Hausser, une prise de conscience serait en train de s’opérer : « Les enfants ont de nos jours apparemment une valeur supérieure à cette d’il y a quelques années en arrière. Beaucoup de femmes dans l’incertitude, optent pour garder leur enfant » (Süddeutsche Zeitung, Uhr-newsletter, 14 juin).

En France, les choses ne vont pas dans le même sens. Une déclaration capitale de Simone Veil à l’occasion d’un reportage de France 2 sur l'avortement "à hauts risques", diffusé le 14 juin, peut l’expliquer. La lettre
Genethique.org, rapporte que ce reportage montre une journaliste enceinte de 8 mois se voyant proposer un avortement dans une clinique privée de Barcelone pour la somme de 4 000 euros. Interrogée, Simone Veil, « auteur de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1975, reconnaît que cette situation est "effrayante", mais qu'on ne peut pas empêcher les femmes de se rendre en Espagne. Elle rappelle que, selon la Cour européenne, cette question relève des législations nationales et non de l'Europe. Mme Veil rappelle qu'une clause de conscience figure dans la loi de 1975 : "C'est une question éthique et pas seulement un geste médical", explique-t-elle ».

La suite est encore plus intéressante : « La seule chose que j'avais négociée avec l'Eglise était de ne pas contraindre les médecins. C'est un point à maintenir, car on ne peut obliger personne à aller contre ses convictions. Il est de plus en plus évident scientifiquement que, dès la conception, il s'agit d'un être vivant. » Cet aveu est une pièce à conviction pour l’histoire. Il inspire à Patrice de Plunkett le commentaire suivant sur son
blog : « Depuis la loi de 1975, il était convenu de ne pas poser le problème. Voici que Simone Veil le pose. Et le résout. Dans le sens le plus “politiquement incorrect” qui soit ! »

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 06:16
Voici un texte, trouvé sur Internet, du Père Daniel-Ange, "Autour d'un vote-veto à la vie : un cri pour sauver la vie (1)"

Attention ! Avant de commencer, je veux d'abord demander pardon à celles qui ont été traumatisées par une vie refusée. Ces lignes peuvent rouvrir la blessure. Je serai obligé d'être cru pour être cru.    Mais le mal est si terrible, que notre compassion pour les mamans ne peut étouffer notre cri pour les enfants. En tant de guerre, il faut hurler pour la stopper, même si ce cri rappelle cruellement aux mamans leurs enfants tombés dans la bataille.    L'heure est là de tout mettre en œuvre pour éviter une telle somme de souffrance, une telle hécatombe, une telle hémorragie ! D'ailleurs, combien parmi elles sont elles-mêmes devenues de courageuses apôtres de la vie ? Comme l'avouait une d'elles : " Un enfant est moins lourd à porter dans le sein que sur la conscience" . C'est donc en leur nom à elles aussi qu'il faut...
Pour lire la suite cliquez ici

Paradoxe : tout savoir sur l'embryon, sauf ce qu'il est !    Hommes en politique, qui voulez permettre l'avortement jusqu'à 22 semaines, c'est-à-dire à 5 mois et demi ! Je vous pose une question toute bête : Avez-vous jamais visionné, une seule fois, un film - par ex, celui de Nilson : le miracle de la vie ou vu une photo de ce qu'est alors l'enfant ? L'enfant que vous avez vous-mêmes été à cet âge là ?    Au stéthoscope, on entend battre son cœur. Il perçoit déjà les sons extérieurs, se met à reconnaître la voix de son papa. Ses cordes vocales sont formées, qui bientôt pourront chanter. On distingue déjà son sexe. Il s'exerce à la déglutition. Les cheveux poussent. Cils et paupières se forment. On peut déjà faire un électro-encéphalogramme. (Et certains prématurés,...
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 20:15
Aux frais de la Princesse
enquête sur les privilégiés de la République
par Yvan Stefanovitch
 
L'Etat français, modèle de privilèges
S'il existe un modèle français ce n'est sûrement pas le modèle social mais bel et bien celui des privilèges accordés à notre nouvelle noblesse, les hauts-fonctionnaires. Aux frais de la princesse. Enquête sur les privilégiés de la République, Lattès, 2007 est un vrai catalogue de La Redoute uniquement réservé à certains fonctionnaires.
 
Journaliste, Yvan Stefanovitch est un franc-tireur. Il aime bien les enquêtes sur des sujets tabous ou peu connus. Cette fois-ci il s'attaque aux privilèges d'une caste, celle d'une partie des fonctionnaires et des hauts fonctionnaires français, de vrais nobles de la République. Les résultats de ses recherches
montrent un univers d'argent, de privilèges en nature de toutes sortes, de passe-droits et autres avantages que le contribuable français ne soupçonne même pas. Visite de la caverne d'Ali Baba, pardon, de l'Etat français :
Parmi tous les membres de cette nouvelle noblesse, environ 6 000 font partie des grands corps et bénéficient de traitements de très grandes faveurs. C'est le cas de ceux en poste au Conseil d'Etat : salaire de 10 000 euros net par mois pour une charge de travail inexistante, les 322 membres de cette institution font partie d'un club. S'ils s'ennuient ferme, ces hauts fonctionnaires peuvent pantoufler dans le privé (c'est le cas pour une quarantaine d'entre eux et ensuite revenir dans le public) ou bien être détachés dans d'autres administrations (80 d'entre eux). Ils peuvent aussi cumuler cet emploi avec
d'autres : député, ministre ou premier ministre comme Balladur. Ou bien comme Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l'Elysée, ensuite ministre, membre du conseil d'administration de LVMH et surtout inventeur de l'impérissable et ô combien profonde formule « d'hyper puissance américaine», il est toujours resté maître de requêtes au Conseil d'Etat. Mais aussi le cas de plein d'autres : Michel Barnier, Martine Aubry, Laurent Fabius, Alain Richard, Jacques Toubon, tous récompensés par les présidents de la République pour de grands services rendus à notre nation (y compris et surtout s'il sont battus
aux élections).
A la Cour des Comptes, 40% des magistrats travaillent à l'extérieur au lieu de s'occuper des comptes de l'Etat (comme Jacques Chirac d'ailleurs). Certains sont même catapultés à la Cour après avoir abandonné leurs circonscriptions aux autres candidats. C'est le cas de René André et de Jean de Gaulle, anciens députés de la Manche pour le premier et de Paris pour le second devenus dans la nuit conseiller en service extraordinaire et conseiller maître.
Les préfets ne sont pas moins bien dotés. Salaire net de 6 000 ¤ par mois, ils sont nourris, logés, blanchis et servis par une nuée d'agents de maison. Et certains bénéficient de magnifiques châteaux comme logements de fonction : celui de la région Ile-de-France est logé en plein quartier Saint-Germain, rue de Grenelle, dans l'hôtel du duc de Noirmoutier.
L'auteur n'oublie pas les TPG (Trésorier-payeur-général) et leurs salaires jusqu'à 16 000 euros net par mois plus des logements de fonction et une voiture grand standing avec chauffeur. Ou les conservateurs des hypothèques avec plus de 15 000 euros nets par mois, les receveurs des douanes, les délégués interrégionaux des impôts.
Le livre de Stefanovitch est plein d'informations, son enquête a été menée avec minutie, en complétant l'étude des documents et des rapports avec de nombreux entretiens. A la fin, le lecteur (le contribuable) est écoeuré (le chapitre sur les privilèges des fonctionnaires d'outre-mer sont absolument saisissants) et ne souhaite qu'une chose : que tout cela change.
NL
SC.69, mai 2007

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 21:49
Je vous invite à regarder les émissions de Claude Reichman sur ReichmanTV. N'oubliez pas l'éditorial du 7 juin : c'est court, mais c'est bon !

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 18:03

Je vous signale les émissions souvent très intéressantes accessibles via le site d'Arcole :

- Libre entretien de Jean-Gilles Malliarakis du Vendredi 8 juin avec Vincent GINOCCHIO président de Liberté chérie sur la montée en puissance d'un mouvement d'intervention libérale en France indépendamment des partis politiques. Retour sur les mobilisations pour la Liberté du travail de 2003, 2005, 2006 (crise du CPE), etc.

- Libre entretien de JG Malliarakis du Vendredi 1er juin avec Jean-Christophe MOUNICQ rédacteur du blog Le Révolutionnaire bleu, à propos de l'arrivée au pouvoir de Sarkozy, de la nouvelle donne politique, du report des voix lepénistes et villiéristes sur Sarkozy, de la lutte occidentale contre l'islamo-terrorisme, etc.

- (Très) libre entretien de JG Malliarakis du Vendredi 25 mai avec Pierre EID à propos de la Turquie, de sa candidature à l'Union europénne, de "l'orient compliqué", de l'identité chrétienne de l'Europe, du laïcisme et de l'islam, etc.

- Libre entretien de JG Malliarakis du Vendredi 18 mai avec Eduardo MAC KENZIE directeur de Columbian News à propos de l'affaire Betancourt, de la dictature rampante de Chavez au Venezuela, la situtation de l'Amérique latine, etc.

- Libre entretien de JG Malliarakis du Vendredi 11 mai avec Claude REICHMAN sur l'élection de Nicolas Sarkozy, la sécurité sociale, les réformes dont la France a besoin, la liberté d'expression

- Libre entretien d'Olivier PICHON du Vendredi 27 avril avec Bernard CABANES Le recul historique du communisme en France. Une vie de travail d'un libre journaliste au service de la cause de la Liberté et de la Patrie... Ce qu'ont représenté la menace soviétique, le syndicat CGT du Livre... Les connivences de Chirac avec la gauche et les communistes... etc.

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 19:16
Une des fonctionalités des outils d'administration de mon blog permet de connaître l'origine des visiteurs de celui-ci. Aujourd'hui, je suis tombé sur un commentaire fort sympathique, puis un autre tout aussi sympathique, publié sur un blog que je ne connaissais pas et que je vais sans tarder ajouter à mes favoris : Le Salon Beige. Ce blog a publié un classement "pro-famille" des députés sortants.

Voici quelques articles que j'ai trouvés très intéressants et souvent originaux :

Sur le site de
l'ALEPS (Association pour la Liberté Economique et le Progrès Social), Bogdan Calinescu nous éclaire sur "Wolfowitz, la Banque mondiale et les médias : un cas d'école de la désinformation".

Sur le blog de
Jérôme Hubert, nous est présenté le "pacte Hubert".

Sur le 
blog de Christian Person, "Travailler moins pour gagner plus".

Sur le 
blog d'Alternative Libérale Moselle, un "post" sur l'obligation de détruire les médicaments non utilisés, nouvelle atteinte au droit de propriété.

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