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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:48

Contrairement à la doctrine sociale de l'Eglise, qui fait l'objet de très rares publications (livres, sites Internet, ....), la pensée libérale est présentée abondament, notamment sur la "toile" (il n'y a que dans les grands médias - presse écrite et audiovisuelle - qu'elle est, au mieux, absente, et au pire, travestie, défigurée). Il n'est donc pas dans mon intention de présenter ici cette pensée, mais de vous renvoyer à de bons sites ou de bons livres.

Le site que je recommande est celui de Daniel Tourre, qui présente "Le libéralisme pour les débutants" avec beaucoup de brio. C'est une succession de textes courts, clairs, très illustrés, pleins d'humour. Une grande oeuvre pédagogique, qui permet d'apprendre l'essentiel en quelques minutes, puis d'approfondir ses connaissances en cas d'intérêt.

En matière de livres, je recommande aux débutants :
- "Logique du libéralisme", de Jacques de Guenin,
- "Libéralisme", de Pascal Salin,
- l'oeuvre de Frédéric Bastiat, qu'on trouve partiellement en librairie, et en intégralité sur Internet, avec GallicaBastiat.org et Bastiat.net,
- d'aller sélectionner d'autres livres dans la librairie de Liberté Chérie.

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 20:38
J'ai regardé ce soir la dernière émission de Claude Reichman consacrée à Michel Bongrand, le "pape du marketing politique". Je l'ai trouvée très intéressante, en raison notamment des anecdotes politiques racontées par l'invité.
Ceci me donne l'occasion de saluer l'initiative de Claude Reichman, qui enregistre une émission TV d'une heure par semaine, qu'il met en ligne sur Internet, et dans laquelle il aborde différents sujets d'actualité, avec un ou plusieurs invités presque toujours fort intéressants, voire passionnants.
Le talent d'animateur de Claude Reichman me semble indéniable : non seulement il choisit de bons sujets (sortants souvent des sentiers battus), de bon invités, mais en plus il sait les mettre en valeur. Il s'exprime en outre, dans un français impeccable, sans la moindre hésitation, le moindre "euh". Chapeau !

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 18:08

Le thème de la liberté est très présent dans la doctrine sociale de l'Eglise. Le mot est cité 282 fois dans le compendium, sous une forme ou sous une autre : libre(ment), liber(ali)té, libérer, libération, libérateur(trice). Voici quelques textes remarquables extraits du compendium (entre parenthèses, n° de l'article concerné).

La liberté est dans l'homme un signe très élevé de l'image divine et, en conséquence, un signe de la dignité sublime de chaque personne humaine: « La liberté s'exerce dans les rapports entre les êtres humains. Chaque personne humaine, créée à l'image de Dieu, a le droit naturel d'être reconnue comme un être libre et responsable. Tous doivent à chacun ce devoir du respect. Le droit à l'exercice de la liberté est une exigence inséparable de la dignité de la personne humaine » (199).

La valeur de la liberté, en tant qu'expression de la singularité de chaque personne humaine, est respectée quand il est permis à chaque membre de la société de réaliser sa vocation personnelle; de chercher la vérité et de professer ses idées religieuses, culturelles et politiques; d'exprimer ses opinions; de décider de son état de vie et, dans la mesure du possible, de son travail; de prendre des initiatives à caractère économique, social et politique. Ceci doit advenir au sein d'un « contexte juridique ferme », dans les limites du bien commun et de l'ordre public et, en tous les cas, à l'enseigne de la responsabilité (200).

L'homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image: « Dieu a voulu le laisser à son propre conseil (cf. Si 15, 14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude. La dignité de l'homme exige donc de lui qu'il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d'une contrainte extérieure ».

À juste titre, l'homme apprécie la liberté et la cherche passionnément: à juste titre, il veut et doit former et conduire, de sa libre initiative, sa vie personnelle et sociale, en en assumant personnellement la responsabilité. De fait, non seulement la liberté permet à l'homme de modifier convenablement l'état de choses qui lui est extérieur, mais elle détermine la croissance de son être en tant que personne, par des choix conformes au vrai bien:  de la sorte, l'homme s'engendre lui-même, il est le père de son propre être, il construit l'ordre social.

Par ailleurs, la liberté doit aussi se manifester comme capacité de refus de ce qui est moralement négatif, sous quelque forme que ce soit, comme capacité de détachement effectif de tout ce qui peut entraver la croissance personnelle, familiale et sociale. La plénitude de la liberté consiste dans la capacité de disposer de soi en vue du bien authentique, dans la perspective du bien commun universel (135).

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 22:43

Depuis un certain nombre de mois, voire d'années, une "affaire" dont on parle beaucoup, à Ozoir-la-Ferrière, est celle du château de la Doutre.
L'école privée locale, Sainte-Thérèse, cherche depuis de nombreuses années à déménager ses locaux pour le cycle primaire, qui sont très vétustes. Elle croyait avoir une bonne occasion de le faire quand une ancienne ferme modèle, la ferme Pereire, située à un autre bout de la ville, près de l'European Campus (qui héberge le collège et le lycée Sainte-Thérèse) est devenu disponible. La municipalité, alors de gauche, et un certain nombre d'habitants se sont opposés à ce projet, au motif que les Ozoiriens devaient tous pouvoir jouir de "leur" patrimoine, au lieu qu'il soit abandonné au "privé" (quelle horreur !) En dépit d'un changement de majorité, passée à droite, la ferme Pereire est maintenant propriété municipale, des sommes très importantes y ont été investies, pour rénover l'extérieur des trois bâtiments et aménager l'un d'eux où le conservatoire municipal s'est installé (les deux autres sont vides).
Une nouvelle occasion s'est présentée en 2002 ou 2003, quand les propriétaires de la ferme et du château de la Doutre ont fait part de leur intention de vendre leur bien. Un nouveau projet a été monté par la Direction de Sainte-Thérèse, projet auquel se sont opposés l'ancienne majorité municipale, un certain nombre d'habitants et, surtout, l'association Paroles d'Ozoir.
A ce stade, il me faut renvoyer le lecteur au site Internet de cette dernière, qui expose de façon très détaillée cette affaire.
Les arguments développés par les opposants sont essentiellement :
1) La mairie aurait pu préempter, réaliser une confortable plus-value en revendant une partie du terrain, après l'avoir rendue constructible, ce qui aboutissait à obtenir pour rien le château et son parc !
2) Il est scandaleux que les Ozoiriens, sans être consultés, soient obligés de cautionner l'emprunt de 12 M€ contracté par Sainte-Thérèse.
Ces deux arguments s'appuient sur des dispositions, que j'estime parfaitement immorales, de notre législation.
La première met à la charge des écoles privées leurs dépenses immobilières (ainsi que le coût des personnels non enseignants), alors que celles-ci sont supportées par le contribuable (municipalités pour le primaire, région pour le collège et Etat pour le lycée ?) dans le cas des établissements publics. Les 12 M€ auraient été payés par la municipalité si l'école avait été publique.
La seconde s'attaque au droit de propriété. Elle permet à l'Etat et aux collectivités locales de préempter des propriétés à vendre, mais également de procéder à des expropriations lorsqu'ils désirent acquérir une propriété appartenant à une personne qui ne veut pas la vendre.
La troisième permet aux municipalités de décider quels sont les terrains qui sont constructibles et quels sont ceux qui ne le sont pas. L'étude de Vincent Bénard sur le logement, publiée par l'Institut Turgot, aborde cette question et propose que tout terrain soit présummé constructible, ce qui, au passage, permettrait de faciliter la résolution du problème du logement. Dans le cas de la ferme de la Doutre, il me paraît juste que Sainte-Thérèse soit mise en situation de réaliser une importante plus-value sur la revente d'une parcelle de terrain, pour l'aider à supporter le coût de la construction de l'école primaire. La solution la plus juste eût été que le terrain soit déclaré constructible avant sa vente par l'ancien propriétaire de la Doutre et que tous les établissements scolaires soient logés à la même enseigne en matière de coûts immobiliers.

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 08:18

Depuis la décision de ALTERNATIVE LIBERALE (son candidat, Edouard Fillias, n'ayant pas réussi à obtenir 500 parrainages) de soutenir la candidature de François Bayrou, les libéraux sont très divisés quant à l'opportunité de ce soutien. Ceux qui sont contre s'insurgent contre un soutien à un personnage absolument pas libéral, ce qui n'est contesté par personne. Ceux qui sont pour argumentent essentiellement sur l'idée que François Bayrou veut faire des réformes institutionnelles proches de celles du programme d'ALTERNATIVE LIBERALE, que cela nous ferait sortir du bipartisme UMP/PS et ouvrirait une fenêtre aux libéraux.
A titre personnel, je trouve les arguments des uns et des autres tout-à-fait recevables. Je fais confiance aux dirigeants d'ALTERNATIVE LIBERALE, qui ont pris cette décision après mûre réflexion, à partir du moment où ils ne transigent pas avec la vérité (cette vérité dont le Christ nous a dit qu'elle nous rendra libres) : il s'agit d'un soutien de circonstance pour débloquer la situation politique, et en aucun cas un soutien au programme économique et social de Bayrou. Peut-être l'avenir leur donnera-t-il tort, mais en aucun cas je ne les suspecte d'arrières-pensées inavouables, de manoeuves visant à assurer leur avenir politique personnel.

Voici une article récent de Claude Reichman, principal pourfendeur du monopole de la Sécu française, qui va, me semble-t-il, dans le même sens que le Comité Directeur d'ALTERNATIVE LIBERALE. Du moins quand à la possibilité que Bayrou, s'il est élu, dévérouille le système politique français.

par Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue


Le silence est d'or. Telle est la devise à peine dissimulée des candidats à l'élection présidentielle. Oh, certes ils parlent. Et d'abondance. Mais surtout pas de ce qui pourrait fâcher. On ne saurait imaginer pire dérèglement de la démocratie. Celle-ci ne peut fonctionner que si les échéances électorales sont le moment des grands choix collectifs. A ne pas vouloir les faire, on se condamne à voir les problèmes surgir au moment où personne ne les attend et où nul n'est armé pour les résoudre. C'est évidemment ce qui va se passer en France, dès l'élection présidentielle accomplie et quel qu'en soit le vainqueur.
Les lois de la République, issues de la transposition des directives européennes votées à Bruxelles par les divers gouvernements français, permettent non seulement de s'assurer pour la maladie auprès d'une société privée, mais aussi de souscrire, dans les mêmes conditions, une retraite par capitalisation en lieu et place de la répartition, que condamne la démographie puisqu'on va vers une situation où il n'y aura plus qu'un cotisant pour un retraité ! Qui vous le dit ? Et pourtant les candidats le savent tous. Où est leur civisme, leur sens des responsabilités, leur honnêteté tout simplement ?

Et où sont les journalistes qui tentent d'informer leurs lecteurs ? Bien sûr, il y en a quelques-uns, qui sont l'honneur de leur profession. Mais pourquoi leurs confrères ne reprennent-ils pas ces informations ? Etrange vraiment, ce peuple français qui ne peut plus compter sur ses représentants politiques ni sur ceux qui sont chargés de l'informer, qui le sait parfaitement - car sinon il ne manifesterait pas un tel rejet des politiciens et des médias du système - et qui finalement se fait une raison, comme s'il n'y avait rien à faire.
Et c'est là que les commentateurs ont tout faux. Car ils interprètent cette apathie comme un état définitif. Or il suffira d'un résultat inattendu à l'élection présidentielle - et il semble bien qu'on s'y achemine - pour que s'ouvrent les vannes de la révolte. Trop longtemps contenue et inexprimée, celle-ci renversera tout. D'autant que le bouleversement du système social est en cours, initié par une avant-garde de combattants de la liberté qui sont en train d'ouvrir dans notre mur de Berlin à nous la brèche par laquelle s'engouffrera demain tout un peuple.

A la vérité, nous sommes au moment où le système se cherche un réformateur pour survivre sans changer l'essentiel. En Union soviétique, ce fut Gorbatchev. En France, c'est Bayrou. Après Gorbatchev, il y eut Eltsine, et avec lui le système disparut. Il en ira de même avec Bayrou s'il est élu. Le vrai réformateur viendra ensuite.
Tout se passe comme si la France ne pouvait pas sortir du communisme qui l'étouffe depuis la Libération sans passer par une sorte de quarantaine politique, un sas de décontamination ou, si l'on préfère, un purgatoire. Un peu de patience mes amis, l'heure de vérité est proche. Mais surtout que personne ne s'endorme. Il y a des grands soirs qu'il ne faut surtout pas manquer.

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 10:18

Edouard Fillias a annoncé hier, lors d'une conférence de presse, qu'il ne disposait que de 280 parrainages et ne pourrait donc pas être présent au premier tour de l'élection présidentielle. Il a déclaré qu'il soutiendra François Bayrou, à l'occasion de cette élection. Bien qu'il ne considère pas celui-ci comme un libéral, il estime que le candidat de l'UDF est sur la même longueur d'onde que lui en ce qui concerne la nécessaire réforme des institutions. Edouard Fillias pense que c'est une chance historique de sortir du bipolarisme UMP-PS et d'ouvrir une fenêtre politique pour les libéraux.
N'étant pas plus un adepte des idées et du programme de l'UDF que je ne le suis de ceux du PS ou de l'UMP, j'ai d'abord été troublé par cette annonce, tout comme l'ont été des proches ou d'autre libéraux (le Professeur Jean-Louis Caccomo, par exemple). J'ai trouvé un grand intérêt à regarder la vidéo de la conférence de presse et celle de l'entretien exclusif donné ensuite par Edouard Fillias. Les arguments qu'il a présentés méritent d'être entendus, me semble-t-il.
J'ai été déçu, personnellement, mais pas surpris, qu'Edouard Fillias n'obtienne pas les 500 parrainages nécessaires. J'ai modestement participé à la collecte de ces parrainages, en Seine-et-Marne. Je n'en ai recueilli aucun auprès du député et de la vingtaine de maires que j'ai contactés. Parmi ces personnes figuraient un ancien dirigeant de Démocratie Libérale, et plusieurs autres ne cachant pas leur sympathie pour les idées libérales. La plupart de ceux dont j'ai pu connaître la position déclarait ne "soutenir" personne. Certains se sont montrés excédés d'être dérangés par 25 candidats en quête de parrainage, ce que je peux facilement comprendre.
 

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 08:19

Samedi 10 mars 2007, j'ai participé à un colloque fort intéressant, sur le thème "Humaniser le travail dans une société libre". Organisé à Paris par l'Association des Economistes Catholiques et la Fondation de Service Politique, il constituait la deuxième rencontre de ce type, sur "L'actualité de la doctrine sociale de l'Eglise".
J'ai été tout particulièrement impressionné par l'intervention de deux patrons chrétiens : Xavier Fontanet, dirigeant de Essilor, et François Michelin. Tous deux ont captivé l'auditoire, à tel point que c'est à eux que toutes les questions, lors des discussions avec la salle, ont été adressées. Tous deux ont vanté les mérites de l'économie de marché, de la concurrence (qualifiée de "divine" par Xavier Fontanet), du profit, souvent réinvesti dans les entreprises, de la mondialisation, de la liberté, du libéralisme. Ils ont stigmatisé le recours à l'Etat-Providence, l'utilisation trompeuse de certains mots (acquis sociaux, précarité, solidarité,...), le racket des prélèvement obligatoires.
J'ai cependant été déçu par l'intervention de
Hervé Magnouloux et peiné par celles de deux représentants de la CFTC, Michel Coquillion et Joseph Thouvenel.

En ce qui concerne le premier, il a recensé les diverses mesures mises en oeuvre, sans guère de succès, pour enrayer le chômage. J'ai noté que la dernière d'entre elles, le développement de la formation, lui semblait la plus prometteuse.
Ma déception vient du fait qu'ont été complètement occultées les solutions sérieuses à ce grave problème, alors que le titre de l'intervention était "Comment vaincre le chômage ?" Et pourtant, la doctrine sociale de l'Eglise indique très clairement quelles sont ces solutions ! Il suffit de se référer au
compendium :
- article 347 : Il existe de bonnes raisons d'estimer qu'en de nombreuses circonstances « le marché libre soit l'instrument le plus approprié pour répartir les ressources et répondre efficacement aux besoins ».
Ceci s'applique bien évidemment au marché de l'emploi, qu'il suffit de libérer pour répondre efficacement aux besoins (le besoin des salariés, c'est un emploi rémunéré, un salaire, celui des entreprises, c'est une prestation effectuée par un salarié) et répartir les ressources (c'est à dire les salaires, d'une part, et les salariés, d'autre part) ;
- article 216 (principe de subsidiarité) : « De même qu'on ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s'acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice, en même temps que troubler d'une manière très dommageable l'ordre social, que de retirer aux groupements d'ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d'un rang plus élevé, les fonctions qu'ils sont en mesure de remplir eux-mêmes».
En interdisant aux salariés et aux patrons de négocier librement entre eux, en faisant intervenir l'Etat et les organisations syndicales pour imposer un droit du travail contraignant, un salaire minimum, une durée légale du travail, etc... on obtient ce qu'annonçait Pie XI : une injustice, un trouble très dommageable à l'ordre social, à savoir le chômage (de masse) ;
- article 133 :
"C'est la raison pour laquelle ni sa (la personne humaine) vie, ni le développement de sa pensée, ni ses biens, ni ceux qui partagent son histoire personnelle et familiale, ne peuvent être soumis à d'injustes restrictions dans l'exercice de ses droits et de sa liberté. La personne ne peut pas être finalisée à des projets de caractère économique, social et politique imposés par quelque autorité que ce soit, même au nom de présumés progrès de la communauté civile dans son ensemble ou d'autres personnes, dans le présent ou dans le futur".
Cet article condamne les atteintes à la liberté précitées, mais aussi le racket (fiscalité, charges sociales) qui s'attaque au droit de propriété des salariés comme des entrepreneurs, à savoir le fruit de leur travail, autrement dit leur rémunération.

Dans un article suivant, je vous expliquerai pourquoi j'ai été très chagriné par les interventions des deux membres de la CFTC.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 07:36

La radio m'a appris hier que le taux de prélèvements obligatoires avait atteint un quasi-record en France, en 2006 : 44,4%. Il n'y a qu'en 1999 que nous avions fait pire : 44,9%.
Ce chiffre est à rapprocher du taux de 53,6% qui exprime le poids des dépenses publiques dans le Produit Intérieur Brut. Autrement dit, les dépenses de l'Etat, de la Sécu, etc... représentent plus de la moitié de la richesse créée en France. Ce qui fait dire à l'association Contribuables Associés que le jour de la libération fiscale est célébré en France le 16 juillet. C'est à cette date, chaque année, que nous cessons de travailler pour l'Etat et commençons à travailler pour nous.
La différence entre les 2 taux (53,6%, d'une part, et 44,4%, d'autre part) s'explique surtout par le fait que l'Etat finance une partie de ses dépenses, non pas par l'impôt, les taxes ou autres prélèvement obligatoires (ce qui fait réagir les citoyens), mais par l'emprunt, qui est plus indolore. En faisant ainsi, l'Etat a accumulé une dette d'environ 2.000 milliards d'euros, soit près de 32.000 euros par Français ! Ce sont ainsi nos enfants et petits enfants qui vont être priés de règler l'addition et en seront incapables. Nous nous acheminons donc tout droit vers la mise en faillite de l'Etat français, et je ne saurais trop conseiller à mes compatriotes de cesser de prêter leur argent à l'Etat, que ce soit directement (Obligations du Trésor) ou indirectement (Assurance Vie).

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 15:26
Je suis né le 25 septembre 1954. Je suis marié à Florence, qui m'a donné 2 filles , puis 2 garçons.
 
 
Diplômé de l'ESCP (1977), je suis, à temps très partiel, consultant en gestion et j'aide notamment des PME à faire des économies sur différents postes de frais généraux. Je m'appuie sur une expérience de plus de 20 ans dans la fonction administrative et financière, dont 10 au poste de DAF (Directeur Administratif et Financier).
Au 1er semestre 2013, j'ai été professeur (Délégué Auxilliaire) de SES (Sciences Economiques et Sociales) dans un lycée privé sous contrat, puis professeur de maths (DA) à temps partiel dans un collège privé sous contrat, de septembre 2013 à juillet 2014, puis APS (Animateur en Pastorale Scolaire) à temps partiel dans le même collège à partir de septembre 2014.
 
 
Mes centres d'intérêt sont le tennis (que je pratique en compétition), le chant lyrique (que je pratique en amateur), le bridge. Ce blog vous parlera surtout de mes convictions chrétiennes et libérales, qui se rejoignent (les secondes étant probablement, pour partie, une conséquence des premières).

Depuis mon entrée dans la vie active, je vois les Français se débattre dans des problèmes de plus en plus importants : chômage, pauvreté, voire misère, illettrisme, incapacité à se loger décemment, violence, insécurité, …. Tout cela alors que les hommes de l’Etat, droite et gauche confondues, promettent que, grâce à eux, cela ira mieux demain. Tout cela alors que des privilèges de plus en plus indécents sont octroyés ou maintenus par ces hommes de l’Etat. Je ne le supporte plus. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi tous ces malheurs nous arrivent. Les raisons sont simples : elles sont fournies depuis des décennies par l’Eglise catholique, dans sa doctrine sociale, aussi bien que par les penseurs libéraux. Elles ont hélas du mal à être entendues, comprises, admises, car elles sont trop éloignées du politiquement correct. Il serait pourtant si facile d’inverser la tendance, de résoudre ces problèmes, de s’approcher du « bien commun » ….

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 22:39

La doctrine sociale de l'Eglise catholique est constituée essentiellement par divers textes du "Magistère" : encycliques de divers papes, documents conciliaires, et certains écrits d'évêques. Elle est élaborée à la lumière de la Révélation biblique, d'une part, et de la raison, d'autre part.
Pour l'étudier, je vous invite à lire le "Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise" (compendium = abrégé).
La colonne vertébrale de la doctrine sociale de l'Eglise, ce sont des principes :
- le principe personnaliste, qui exprime la dignité de la personne humaine,
- le principe du bien commun,
- la destination universelle des biens,
- le principe de subsidiarité,
- la participation,
- le principe de solidarité,

et 4 valeurs : la vérité, la liberté, la justice et l'amour.

Le compendium montre ensuite, de façon détaillée, comment les principes et valeurs précités s'appliquent aux différents domaines que sont :

- la famille, cellule vitale de la société
- le travail humain
- la vie économique
- la communauté politique
- la communauté internationale
- la sauvegarde de l'environnement
- la promotion de la paix

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